Voyage à Martel - Mairie de Hauterive

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Pour son édition 2017, le Comité des Fêtes a mis les voiles sur Martel, la ville aux 7 tours, située dans le Lot et plus particulièrement dans le Haut Quercy.

Un programme riche et intense qui a débuté sous le soleil avec une visite en train touristique à vapeur, "Le Truffadou".

Taillée dans la falaise de Mirandol, surplombant la Dordogne de 80 mètres, cette ancienne ligne Bordeaux-Aurillac fut construite entre 1880 et 1884.

Mise en service en 1889, elle vint concurrencer le trafic des gabares de la "Rivière Espérance". Déferrée en 1917 pour les besoins militaires afférents au premier conflit mondial, elle fut reconstruite en 1919 avec du rail américain toujours en place à ce jour de Martel à Saint-Denis. A cette époque, le train servait à l'expédition des truffes du marché de Martel, l'un des plus importants de France. D'où le nom de "Truffadou".

La ligne était inexploitée depuis 1980, lorsqu'en 1991, un groupe de passionnés bénévoles, désireux de préserver ce "chef d'oeuvre", crée une Association qui, après des années de travail, ouvre de nouveau la ligne en 1997.

Après un repas périgourdin, pris en toute convivialité, le groupe s'est rendu à la "Ferme de la Truffe" nichée en plein coeur du village de Cuzance, entre Dordogne, Corréze et Pays de Martel, ancienne capitale mondiale de la truffe en 1900, le site expérimental du Diamant Noir nous a initié à la passion de trufficulteurs de Père en Fille.

Delphine Vigne nous a accueillis en compagnie de Rosabelle. Au programme, une balade culturelle et historique de la truffe de Martel-en-Quercy sur la truffière, une démonstration de cavage avec Rosabelle, le chien truffier, et une dégustation d'un toast au beurre truffé.

Avant de terminer la journée, destination Collonges la Rouge qui offre un spectacle original et insolite, tant par la flamboyance de ses pierres que par la richesse de son patrimoine. Rouge des grès aux nuances ocrées, gris des ardoises, bleus des lauzes, vert des vignes accrochées aux murs forment la palette d'une petite cité de rêve. A partir du XVIe s., Collonges devient le lieu de résidence des grands fonctionnaires de la Vicomté de Turenne et des juristes de la châtellenie. De là proviennent de nombreux castels et les tours en poivrière. Malheureusement, au XIXe s., la cité tombe en léthargie et des maisons commencent à tomber en ruine. Cependant les cinéastes apprécient son cadre pour les reconstitutions historiques. Des artistes s'y installent. La puissante association ' les Amis de Collonges ' stimule sa renaissance. Le maire de l'époque, Charles Ceyrac, lance l'idée des ' plus beaux villages de France '. Collonges en devient l'exemple qui sert de référence.

La visite est ponctuée par la découverte de l'église construite au XIe s. et fortifiée au cours des guerres de religion au XVIe s. , la chapelle des pénitents édifiée au XIIIe s., le château de Vassinhac, construit en 1583, à la fois raffiné et puissant flanqué de belles tours hexagonales qui abritent des escaliers à vis, la halle où l'on trouve l'ancien four où les villageois faisaient cuire leur pain, la maison de la Sirène qui abrite aujourd'hui un musée d'art et de traditions populaires.

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