Si l'Allier vivait une grande crue - Mairie de Hauterive

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Publications - Liens > Archives - Photos > 2015
Le mardi 28 avril, de 6 heures à 18 heures, la préfecture de l'Allier a organisé un exercice de simulation d'une crue de la rivière l'Allier. Le scénario retenu pour l’exercice s’appuie sur la crue historique de septembre 1866.
 
L'exercice s'est déroulé dans les communes de l'agglomération de Vichy voisines du cours d'eau, qui sont toutes identifiées comme territoire à risque important d’inondations.
 
L'idée de jouer un exercice simulant une crue majeure sur la rivière Allier devait permettre de tester, pour chacun des services impliqués, "les organisations internes et dispositifs de gestion de crise".

Les collectivités locales ont participé également à l'exercice.
 
Les opérations de secours étaient simulées sur le terrain.

Concrètement, plusieurs  cellules de crise étaient en place durant l'exercice, la principale étant située à la mairie de Bellerive-sur-Allier.
 
Exercice crue de la rivière Allier avec SDIS - François-Xavier GUTTON
Comment s’organiseraient les secours si la rivière Allier était subitement en crue ? La préfecture a organisé, mardi 28 avril, un grand exercice pour tester les dispositifs Orsec inondations et soutien des populations.
Mardi 28 avril, à 6 h 51, un premier courrier arrive dans la boite courriel de la rédaction. 500 personnes ont été évacuées préventivement sur les communes d’Abrest et Bellerive.
Pas de panique. Le communiqué est adressé à une soixantaine de personnes, toutes concernées si la rivière venait vraiment à déborder, dans le cadre de l’exercice « L’Allier en crue », organisé par la préfecture de l’Allier. L’objectif est de tester les dispositifs Orsec inondations et soutien des populations.
Malgré le soleil, il fallait que tous les acteurs de cette manœuvre s’imaginent dans le feu de l’action. Selon un scénario mis sur pied depuis six mois, mis en scène par une équipe d’animation, les événements ont ponctué cette journée particulière : vingt vaches entourées d’eau à Saint-Germain, sept véhicules bloqués derrière un camion embourbé à Hauterive, une maman sur le point d’accoucher chez elle, à Hauterive, une personne emportée par les eaux à Bellerive.
« J’ai dix-neuf gendarmes engagés sur le terrain », assure le capitaine De Backer, au poste de commandement opérationnel de la mairie de Bellerive-sur-Allier. Ça, c’est pour l’exercice. En fait, seul un équipage du Psig est sur le terrain. Ces gendarmes sont chargés de tester un appareil qui relie les réseaux de transmission de la police et de la gendarmerie.

La piste de l’aérodrome inondée
Les transmissions sont un des points clé du dispositif. À 9 h 30, les téléphones portables sont inutilisable, réseau hors service. Tout le monde doit reprendre les appareils à fil ou bien s’appuyer sur les émetteurs et talkies-walkies de l’association des radios amateurs.
« La communication est un point essentiel. Une bonne information permet de déclencher une bonne intervention », explique Thierry Baron, sous préfet de Montluçon, qui remplaçait celui de Vichy, absent. Comme les pompiers, élus ou forces de l’ordre, il a découvert le scénario au fur à et mesure de la journée.
Aux environs de 10 h 30, le capitaine Chapuis, officier anticipation, étend trois cartes sur la table : « Dans deux heures, le débit de la rivière sera de 2.600 m3/s, détaille le pompier. On ne pourra plus accéder au pont barrage et la piste de l’aérodrome sera inondée. Et on prévoit 3.600m3/s entre 15 heures et 18 heures. » Thierry Baron convoque tout le monde. Il faut anticiper tous les risques.
Dans l’après-midi, la crue progresse encore. 3.663 personnes ont été évacuées. À 17 heures, le pont Boutiron cède sous la pression des eaux de l’Allier. La crue a fait une victime – virtuelle –, emportée par les eaux.

L'école maternelle de Bellerive évacuée
9 h 35. Marie-France Chomont décroche le téléphone de l’école maternelle Jean-Zay. La cellule de crise de l’inspection académique demande à la directrice de faire évacuer son école.
Malgré le soleil, il fallait que tous les acteurs de cette manœuvre s’imaginent dans le feu de l’action. Selon un scénario mis sur pied depuis six mois, mis en scène par une équipe d’animation, les événements ont ponctué cette journée particulière : vingt vaches entourées d’eau à Saint-Germain, sept véhicules bloqués derrière un camion embourbé à Hauterive, une maman sur le point d’accoucher chez elle, à Hauterive, une personne emportée par les eaux à Bellerive.
« J’ai dix-neuf gendarmes engagés sur le terrain », assure le capitaine De Backer, au poste de commandement opérationnel de la mairie de Bellerive-sur-Allier. Ça, c’est pour l’exercice. En fait, seul un équipage du Psig est sur le terrain. Ces gendarmes sont chargés de tester un appareil qui relie les réseaux de transmission de la police et de la gendarmerie.

La piste de l’aérodrome inondée
Les transmissions sont un des points clé du dispositif. À 9 h 30, les téléphones portables sont inutilisable, réseau hors service. Tout le monde doit reprendre les appareils à fil ou bien s’appuyer sur les émetteurs et talkies-walkies de l’association des radios amateurs.
« La communication est un point essentiel. Une bonne information permet de déclencher une bonne intervention », explique Thierry Baron, sous préfet de Montluçon, qui remplaçait celui de Vichy, absent. Comme les pompiers, élus ou forces de l’ordre, il a découvert le scénario au fur à et mesure de la journée.
Aux environs de 10 h 30, le capitaine Chapuis, officier anticipation, étend trois cartes sur la table : « Dans deux heures, le débit de la rivière sera de 2.600 m3/s, détaille le pompier. On ne pourra plus accéder au pont barrage et la piste de l’aérodrome sera inondée. Et on prévoit 3.600m3/s entre 15 heures et 18 heures. » Thierry Baron convoque tout le monde. Il faut anticiper tous les risques.
Dans l’après-midi, la crue progresse encore. 3.663 personnes ont été évacuées. À 17 heures, le pont Boutiron cède sous la pression des eaux de l’Allier. La crue a fait une victime – virtuelle –, emportée par les eaux.

L'école maternelle de Bellerive évacuée
9 h 35. Marie-France Chomont décroche le téléphone de l’école maternelle Jean-Zay. La cellule de crise de l’inspection académique demande à la directrice de faire évacuer son école.

L’exercice de sécurité civile de l’Allier en crue n’est plus seulement théorique, il prend une tournure pratique. Selon le Plan particulier de mise en sûreté, Marie-France Chomont sait qu’elle doit conduire les 107 écoliers à la salle polyvalente du Cosec. Dans le calme, les petits élèves vont dans le couloir où les maîtresses et Atsem les aident à mettre leur blouson.
Puis c’est le rassemblement dans la cour derrière deux agents de la police municipale. Plusieurs caméras et appareils photos les suivent. Les écoliers ne semblent pas surpris et prennent cela comme un jeu. Seule la petite Sofia pleure, elle n’aime pas qu’on la dérange dans son quotidien. C’est parti pour une longue marche d’une demi-heure.
« C’est la première fois que nous réalisons une évacuation complète de l’école », explique la directrice.


Crue de l'Allier à Vichy en 1943




Bellerive sur Allier - 1807

Ci-dessous Saint Yorre/Les Graviers Saint Sylvestre en 2003

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