Paroles de résistants - Mairie de Hauterive

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Enfance - Jeunesse > Ecole des Sources
Le 27 mai sera une journée nationale de la Résistance avec des manifestations organisées sur le thème « résistance militaire, populaire et ouvrière », auxquelles les plus jeunes vont participer.

Afin de préparer les enfants de l'école des Sources, trois anciens résistants : André Crétier, Lucien Guyot et Lucien Séchaud sont venus leur parler de leur passé et répondre à leur questions.

« Des héros, il y en a eu, moi je ne me considère pas du tout comme un héros », répond d'emblée Lucien Séchaud, 93 ans.
Pour sa part, André Crétier, 93 ans, témoigne de souvenirs qui le hantent : « c'est au cours de ces combats, le 27 août 1944, que j'ai eu la douleur de voir, à mes côtés, mourir mon père, tué par une balle explosive ».

André Crétier, Lucien Guyot et Lucien Séchaud n'ont rien oublié. Les craintes, les visages, les amis, les ennemis, l'espoir, les privations, les dénonciations.

« Il fallait trouver des responsables : les juifs, les communistes,… ». Comment avez-vous survécu ? « Je crois que les circonstances et l'environnement ont eu une importance capitale. C'est le STO qui a créé l'affluence dans les maquis. Nous sommes nés tous les trois en 1924 et nous n'avons pas été enrôlés pour le STO », commente Lucien Guyot, 93 ans.

Aviez-vous peur, avez-vous sauvé des gens ? « Nous avons hébergé des juifs, même ma grand-mère ne le savait pas. J'avais reçu un seul mot d'ordre de mon père : tu fais gaffes et tu la boucles ! », répond Lucien Guyot.

« Résister, ça se résume à un mot : savoir dire non. Les gens ne savent plus dire non ; oui, oui, comme ça, il n'y a plus de problème. Non ! Nous, on n'a pas accepté d'être soumis. Pétain était adulé à l'époque mais il nous a soumis, il nous a mis dans l'état d'accepter.

Eh bien non, accepter c'est se soumettre. Il fallait résister. La Résistance, c'était dire non. Ne pas baisser la tête. »
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